Le nombre ne veut rien dire, la provenance si.
Un fichier de cent mille adresses à quatre-vingt-dix-neuf euros existe, et il est mathématiquement impossible à produire honnêtement. Les adresses y sont soit périmées, soit collectées sans base légale, soit revendues à des dizaines de concurrents qui écrivent aux mêmes personnes la même semaine.
Le vrai critère est ailleurs. Pour chaque adresse, il faut pouvoir répondre à deux questions : d'où vient-elle, et quelle confiance lui accorder. Un vendeur de fichiers ne le sait généralement pas lui-même, parce qu'il a acheté sa base à quelqu'un qui l'avait achetée ailleurs.
Les trois provenances possibles
- Relevée sur le site de l'entreprise. L'adresse est publiée par l'entreprise elle-même, sur sa page de contact ou ses mentions légales. C'est la meilleure provenance : elle est publique, à jour, et l'entreprise assume de la publier.
- Déduite d'un motif. On connaît le nom du dirigeant et le domaine, on en déduit une adresse probable. Utile, mais à traiter comme une hypothèse : une entreprise sur trois ne suit pas le motif attendu.
- Trouvée en recherche. L'adresse apparaît dans un annuaire, un communiqué, un document public. Elle existe, mais rien ne dit qu'elle est encore relevée.
Chaque ligne porte son adresse, sa provenance et son niveau de confiance. Vous pouvez décider de n'écrire qu'aux adresses relevées sur les sites, ou d'inclure les déductions en acceptant un taux de rebond plus élevé. C'est votre arbitrage, pas le nôtre, et vous le faites en connaissance de cause.
Ce qu'un fichier coûte réellement.
Le marché français se lit assez simplement. La fiche nominative avec adresse vérifiée se paie entre dix et cinquante centimes selon la qualité. Cinq mille dirigeants sur un secteur précis se négocient entre mille cinq cents et trois mille euros, avec souvent des frais fixes en plus.
| Ce que vous achetez | Prix courant | Ce qu'il faut vérifier |
|---|---|---|
| Fichier en gros plusieurs milliers de lignes | 0,10 à 0,50 € la fiche | La date de dernière vérification, et le nombre de fois que le fichier a déjà été vendu |
| Liste ciblée quelques centaines de lignes | Plus cher à l'unité | Que le ciblage soit fait sur des critères réels et non sur un code d'activité approximatif |
| Chez Onven | 290 € jusqu'à 250 entreprises, puis 0,35 € l'unité | Rien à vérifier : la provenance est écrite sur chaque ligne |
Le forfait d'entrée couvre le travail que les vendeurs de fichiers ne font pas : comprendre votre cible avant de chercher. Un code d'activité ne dit pas si une entreprise est votre client idéal, et c'est là que se joue la moitié du résultat.
Ce que vous en faites ensuite.
La liste seule suppose que vous ayez de quoi la traiter : un commercial, un outil d'envoi, ou un agent capable d'écrire. Si c'est le cas, vous récupérez le fichier en CSV, par API, ou via un serveur MCP branché directement sur votre agent.
Si vous n'avez rien de tout cela, la liste seule ne vous servira pas : elle restera dans un coin comme les précédentes. C'est le moment de regarder le cycle complet, où les messages et les relances sont pris en charge.
Dans les deux cas, un point de droit à connaître avant de commencer : quand vous récupérez la liste, c'est vous qui devenez responsable des envois, et l'obligation d'informer les personnes vous revient. Le détail est sur la page cold email et RGPD.
Comment on construit la liste, étape par étape.
Le point de départ n'est jamais un code d'activité. Un code dit qu'une entreprise fait de la charpente, il ne dit pas si elle pose des maisons à ossature bois ou si elle refait des toitures anciennes, et vos arguments ne sont pas les mêmes.
1. On cadre la cible avec vous
Secteur, taille, zone, mais surtout ce qui distingue un bon client d'un mauvais dans votre métier. Une demi-heure suffit, et c'est cette demi-heure qui détermine la moitié du résultat.
2. On identifie les entreprises
On part des bases publiques d'entreprises, filtrées sur vos critères, puis on écarte à la main ce qui ne correspond pas malgré les filtres. Les fermetures récentes, les sociétés dormantes et les doublons sortent à cette étape.
3. On cherche les coordonnées
Site de l'entreprise d'abord, parce que c'est la seule source où l'entreprise publie elle-même. Puis les annuaires et les documents publics. Chaque adresse conserve sa provenance.
4. On vérifie ce qui peut l'être
Le domaine existe-t-il, accepte-t-il du courrier, l'adresse suit-elle un motif cohérent avec les autres adresses connues de l'entreprise. Ce qui reste douteux est marqué comme tel plutôt que supprimé : à vous de décider si vous l'utilisez.
Questions fréquentes.
Vous revendez la même liste à mes concurrents ?
Non. Sur un même métier et une même zone, nous ne servons qu'un client. Deux campagnes sur les mêmes entreprises les saturent et vous desservent tous les deux.
C'est aussi la différence de fond avec un fichier acheté : celui-là a déjà été vendu, souvent plusieurs fois, et vous ne saurez jamais combien de messages ces entreprises ont déjà reçus cette semaine.
Quel taux de rebond faut-il attendre ?
Sur les adresses relevées directement sur les sites, il est faible. Sur les adresses déduites d'un motif, il monte nettement : c'est la nature même d'une déduction.
C'est pour cette raison que la provenance est écrite sur chaque ligne. Vous pouvez commencer par les adresses sûres, mesurer, puis décider si vous ouvrez le reste.
Puis-je avoir des numéros de téléphone ?
Oui quand ils sont publics, et ils le sont souvent chez les artisans et les PME. Ils sont livrés avec le reste, sans supplément. En revanche nous ne fournissons pas de lignes directes obtenues par des moyens détournés.
Et si la liste ne correspond pas à ce que j'attendais ?
On refait le ciblage sans refacturer. Dans la quasi-totalité des cas, l'écart vient du cadrage de départ, pas de la recherche : la cible était décrite trop largement. C'est corrigeable en une conversation.